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TROIS EXEMPLES

Les structures d'insertion par l'activité économique constituent une illustration pertinente de l'économie solidaire et de sa mise en pratique en ayant su depuis l'origine organiser leur double approche économique et sociale au travers de pratiques soldiaires.

  •   Dans la Somme, MENAGE SERVICE : l’ensemblier d’insertion Ménage Service basé à Amiens (Somme), pratique l’échange réciprocitaire comme outil d’inclusion à partir de différentes activités qui ont toutes pour objet de renforcer la confiance des personnes en elles-mêmes, par la relation à l’autre, dans le cadre d’ateliers d’écriture, de prise de parole, ou encore par la mise en place d’une chorale.
  • Dans l'Oise, MAISON D'ECONOMIE SOLIDAIRE : basée sur la commune de la Chapelle aux Pôts (Oise). Outre les pratiques de mutualisation et de coopération observables entre les composantes de cette Société Coopérative d’Intérêt Collectif, cette entreprise a impulsé en 2005 une dynamique territoriale ayant pour but de rechercher des potentiels gisements d’emplois en vue d’inclure ses publics. Les spécificités du territoire sont ainsi perçues comme outils d’insertion et l’entreprise devient un espace public démocratique instituant un développement solidaire à l’échelle territoriale.
  • Dans l'Aisne, Un Château pour l'Emploi (UCPE) : s'est attaché dès l'origine à concilier engagement dans l'insertion, développement touristique intégré, prise en compte du caractère rural du lieu d'exécution des travaux et prise en compte de la nécessité de réhabiliter, protéger, sauvegarder et offrir à chacun l'accès à un patrimoine historique de grande qualité.

 Au terme de ces trois exemples, on retrouve les ingrédients au quotidien de ce que nous décrit l'Institut Godin dans le travail d'analyse qu'il a faite des pratiques solidaires.

 L'Institut Godin, centre de transfert en économie solidaire propose une définition : "dans une optique solidaire de l’économie, les processus économiques n’ont pas pour objet la maximisation de gains monétaires mais de satisfaire les besoins et désirs humains. Dans cette perspective, l’échange marchand n’est plus « la chose à faire » mais un moyen (parmi d’autres) de tendre vers cette finalité. Pour ce faire, les agents économiques ont à leur disposition trois outils de nature certes différente mais complémentaires : l’échange marchand, l’échange reciprocitaire et l’échange redistributif. L’économie solidaire s’est construite sur cette idée de pluralité des ressources permettant de tendre vers une finalité complexe car de nature humaine. Les entreprises de l’économie solidaire ont alors une double dimension économique et politique qui s’observe par leur diversité de modes de production, d’échanges et de ressources ainsi que par leur impulsion reciprocitaire au sein d’espaces publics démocratiques. Les pratiques d’économie solidaire constituent ici une clé de voûte entre ces deux dimensions permettant de traduire, dans leurs activités quotidiennes, des notions telles que la démocratie, la réciprocité, l’hybridation de leurs ressources, la non-lucrativité, la justice dans une logique de bien-être et non de bien avoir".